"La conservation du "virus" repose d’une part sur sa conservation chez la puce et d’autre part
sur un perpétuel mouvement de l’enzootie, subsistant grâce au grand nombre de rats et au cloisonnement de leur population
".

Edouard R. Brygoo, 1966


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La peste en marge des Hautes Terres


Dans une zone de faible endémicité, le Moyen-Ouest, une enquête sérologique effectuée chez des personnes vivant dans 61 hameaux de plus de 30 habitants (carte 1), a permis de mettre en évidence une circulation importante du bacille pesteux malgré le faible nombre de cas diagnostiqués, 201 de 1957 à 1997. La prévalence moyenne en anticorps anti-F1 s’établit à 7,8 % mais les variations intra-régionales sont marquées.

La corrélation spatiale forte entre les cas (carte 2) et les sérologies positives révèle deux principaux espaces de circulation du bacille, la pénéplaine de Mandoto située autour de la ville éponyme, et les contreforts du massif montagneux du Vakinankaratra descendant rapidement d’est en ouest autour de la ville de Betafo.

Si la carte des cas ne permet que de constater l’existence de deux foyers apparemment homogènes, la carte des séroprévalences autorise la mise en évidence des spécificités physiques et sociales des lieux. Ainsi, la circulation de la peste dans la plaine de Mandoto est-elle régulière, marquée de valeurs moyennes à fortes.

Au contraire, les hameaux des contreforts du Vakinankaratra sont caractérisés par des séroprévalences très hétérogènes, allant de valeurs nulles à des valeurs supérieures à 30 %.


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