"1874 : Synthèse du DDT
1939 : Découverte de ses propriétés insecticides
1949 : Utilisation pour la lutte préventive à Antananarivo.
"

Résistance des puces aux insecticides



Sommaire

Le DDT fut introduit à Madagascar en 1947. C’est le premier insecticide chimique utilisé pour lutter contre les vecteurs de la peste. Son utilisation massive et systématique a entraîné une baisse significative des cas de peste bubonique.

L’apparition de la résistance de X. cheopis à cet insecticide dans les années 1960 a conduit le service de lutte à changer régulièrement de familles d’insecticides à Madagascar. (réf 223)

Une résistance au produit insecticide utilisé est généralement observée après 10 à 15 ans d’utilisation d’où la nécessité d’une surveillance régulière de leur sensibilité et la recherche des nouvelles méthodes de lutte plus adaptée au contexte malgache. (réf 256, 257)


Xenopsylla cheopis est la seule espèce vectrice présente à l’intérieur des maisons. Elle est donc la principale cible de la lutte anti-vectorielle.

Depuis 1996, des études in vitro de la sensibilité des puces collectées dans différents foyers de peste (urbains et ruraux) face aux insecticides disponibles sur le marché local ont été réalisées.

Ces études ont été effectuées selon le standard OMS d’exposition des puces à des papiers imprégnés d’insecticides. En milieu urbain, X. cheopis est résistante aux pyréthrinoïdes et au DDT mais elle présente une bonne sensibilité aux carbamates.

Par contre, en milieu rural, cette espèce est sensible aux pyréthrinoïdes et aux carbamates mais reste résistante au DDT. (réf 264)



Boîte d’appâtage de Kartman
    Dans le cadre de la participation de la communauté à la prophylaxie des cas primaires de peste et de la gestion des produits insecticides toxiques pour l’environnement, l'efficacité d’une méthode (boîtes de Kartman) combinant un insecticide d’action rapide et un rodenticide d’action différée (anticoagulant) a été étudiée de 1998 en 2000 en milieux semi-urbain et rural.

    Les résultats ont montré que cette méthode, jamais utilisée pour lutter contre la peste à Madagascar, est efficace.

Toutefois en cas de peste déclarée, la méthode de pulvérisation insecticide à proximité des cas observés reste le seul moyen rapide et efficace de lutte anti-vectorielle pour limiter l’extension des cas.

Sensibilité de Xenopsylla cheopis aux insecticides
de 1996 à 2000

Historique de la résistance de Xenopsylla cheopis
aux insecticides à Madagascar


Désinsectisation autour d’un cas de peste


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