Communiqués de presse

Peste : Relance des activités de surveillance à Antananarivo-Renivohitra

Des campagnes de captures de rats et de collecte de puces auront lieu dans les habitations des quartiers à risque et dans les marchés communaux de la Commune Urbaine d’Antananarivo (CUA). Les agents du Bureau Municipal d’Hygiène (BMH) ainsi que des volontaires de la Croix Rouge Malagasy (CRM) ont reçu des formations théorique et pratique à l’Institut Pasteur de Madagascar (IPM) et participeront à des activités de surveillance de la peste à partir du 21 avril jusqu’à la fin du mois de
septembre 2015.

L’objectif étant d’obtenir les indicateurs de risque de peste utiles à la prise de décisions et à l’adaptation des mesures de lutte contre la peste à Antananarivo, de signaler précocement le risque de survenue de la maladie chez les humains et d’évaluer l’extension géographique de ce risque.

Les puces collectées seront testées pour vérifier si elles sont sensibles aux insecticides afin d’assurer l’efficacité des mesures de contrôle entreprises en routine comme en cas d’épidémie. Le processus sera sous la coordination de l’Institut Pasteur de Madagascar, en collaboration avec le Ministère de la Santé et La Commune Urbaine d’Antananarivo, avec l’appui financier de la Banque Mondiale (Crédit-IDA N°5186-MG, 12.500€).

La ville d’Antananarivo fait partie depuis plusieurs décennies de la zone d’endémie pesteuse de Madagascar. Il y a quelques mois, un cas de peste pulmonaire a été confirmé dans la ville. En relation avec cette situation épidémiologique préoccupante, les conditions de vie d’une grande partie de la population de la ville d’Antananarivo ne sont pas satisfaisantes, en grande partie à cause de l’accroissement démographique, des difficultés socio-économiques des habitants, du manque de mesures d’assainissement et d’hygiène, les ordures n’étant pas ramassées et éliminées suffisamment souvent.

La surveillance de la peste et de ses indicateurs de risque à Antananarivo avait été arrêtée en 2006 faute de financement. Les données de cette surveillance étaient à l’époque prises en considération par les autorités sanitaires et avaient permis de contrôler la peste humaine dans la ville d’Antananarivo (i.e. diminution de plus d’une centaine de cas par an à une vingtaine de cas suspects).