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Rapport d’activités 2010

Au cours de l’année 2010, l’IPM a poursuivi sa rénovation. Le nouveau Centre de Biologie Clinique a été inauguré par le Ministre de la Santé Publique en décembre. En termes d’organisation, l’Unité de bactériologie moléculaire est devenue Unité de bactériologie expérimentale.
La fin de l’année 2009 et le début de l’année 2010 ont été marqués par l’épidémie de grippe pandémique H1N1 qui a très largement mobilisé les services et unités de l’IPM. Le système de surveillance épidémiologique des fièvres reposant sur plusieurs dizaines de sites sentinelles à travers le pays a permis un suivi en temps réel (quotidien) des syndromes grippaux et de collecter des souches virales. L’adéquation du vaccin anti-grippal avec les souches circulantes a été vérifiée en continu. Les travaux de l’IPM ont permis de remonter aux infections et épidémies initiales qui ont permis au virus pandémique de se répandre dans le pays, régions par régions. Ils ont aussi montré qu’une faible proportion, de l’ordre d’un tiers seulement, des infections étaient symptomatiques mais que la vague épidémique avait été associée à une augmentation de 20% de la mortalité par affections respiratoires. Peu de pays de l’Océan Indien ou de la région Afrique de l’OMS ont pu disposer de données épidémiologiques et biologiques comparables à celles mises à la disposition du Ministère de la Santé Publique par l’IPM. Ces précieuses informations et la poursuite de la surveillance de la grippe permettent d’aborder la question de l’utilité d’une vaccination antigrippale plus large de la population malagasy.
L’année 2010 a aussi été marquée par le lancement, sur le terrain, du système de suivi démographique et sanitaire (SSDS) de Moramanga. Son ambition, à terme, est d’assurer le suivi d’une population de 80 000 habitants des 4 communes du district sanitaire de Moramanga. Avec la rénovation du laboratoire de biologie et l’ouverture d’un service de pédiatrie dans l’hôpital du district, l’IPM dispose maintenant d’un outil important pour mener des recherches cliniques et épidémiologique de grande envergure.
Des travaux sur les diarrhées, sur les résistances aux antibiotiques, sur les syndromes de détresse respiratoire et sur les vecteurs du paludisme y sont déjà menés. La base de Moramanga devrait accueillir, dans les prochaines années, un nombre croissant de programmes de recherche.
Sur le plan de la formation, l’année 2010 a été marquée par la première session de l’atelier sur la surveillance épidémiologique et l’investigation d’épidémies qui se déroule pendant 6 semaines et qui comprend une semaine d’application sur le terrain.