Présentation du projet et des objectifs
Aujourd’hui, l’apparition et la propagation de souches plasmodiales résistantes aux antipaludiques dans de nombreuses régions du globe aggravent le fléau et menacent les efforts de lutte déployés. Alors que la résistance de P. falciparum à la chloroquine (CQ) est en expansion dans toute l’Asie du sud-est, l’Afrique et les Amériques, elle s’est plus récemment manifestée chez P. vivax et P. malariae. Cette résistance est également décrite pour d’autres antipaludiques comme la sulfadoxine-pyriméthamine (SP), la méfloquine, l’atovaquone-proguanil.
Entre 1966 et 2002, 435 études visant à déterminer l’efficacité thérapeutique in vivo ont été publiées, 87% d’entre elles concernant P. falciparum. Dans la même période, moins d’une dizaine concernaient P. malariae. Même si la morbidité due à ce parasite reste faible comparée à liée aux infections par P. falciparum, P. malariae ne doit pas être oublié. En effet, les premiers cas de résistance aux antipaludiques de ce parasite ont été décrits et l’on a appris par le passé que cette résistance peut rapidement diffuser. De plus, dans un contexte de changement des politiques nationales de traitement dans les pays où le paludisme est endémique, on mesure mal les conséquences que peut avoir la diminution de la prévalence de P. falciparum sur les autres espèces plasmodiales infectant l’homme. On a ainsi vu réapparaitre P. vivax en Corée plusieurs années après son éradication. Qu’en sera-t-il pour P. malariae ?
Cette étude a permis de déterminer que :
- la fréquence des infections palustres à P. malariae est de 1,1% sur le territoire malgache ce qui place P. malariae en troisième position ,
- la sensibilité de ce parasite aux antipaludiques, notamment à la chloroquine est très bonne.