Présentation du projet et des objectifs
A Madagascar, les tests de diagnostic rapide permettent l’amélioration du diagnostic du paludisme dans les régions éloignées qui ne peuvent bénéficier des techniques de référence. Plusieurs tests sont actuellement commercialisés et reposent sur des méthodes immunochromatographiques qui détectent les antigènes spécifiques produits par les parasites. Les principaux antigènes détectés sont PfHRP2, pLDH et aldolase. Il y a peu d’uniformité dans les résultats obtenus pour différents produits ou pour le même produit examiné dans différents endroits. De nombreux facteurs peuvent affecter la détection, notamment les facteurs expérimentaux et les facteurs liés au parasite. Parmi ces facteurs liés au parasite, un facteur en grande partie encore inconnu est la variabilité dans l’antigène détecté par le test de diagnostic rapide (TDR). En partant de l’hypothèse, déjà formulée par Baker et al., JID 2005, que la variabilité dans les résultats des TDR est liée à la variabilité de l’antigène cible, nous nous proposons d’étudier le polymorphisme des protéines de P. falciparum et de P. vivax impliquées dans les tests de diagnostic rapide du paludisme (PfHRP2, pLDH et aldolase) ainsi que PfHRP3 dans près de 300 isolats provenant de 15 sites représentatifs des différents faciès épidémiologiques présents à Madagascar.
Résultats
Les séquences sont en cours d’analyse.