Présentation du projet et des objectifs
La littérature nous montre que le polymorphisme de P. falciparum est important tant au niveau des gènes codant pour les antigènes de surface (déclenchant une réponse immunitaire chez l’homme) qu’au niveau des gènes impliqués dans la résistance aux drogues. C’est un facteur majeur qui ralentit, par exemple, le développement d’une immunité protectrice contre le parasite. Connaître et analyser les mécanismes responsables du polymorphisme des gènes codant pour les antigènes ou responsables de la résistance aux médicaments et leurs diversités au sein et entre populations parasitaires constituent donc un point crucial pour le développement efficace de futures stratégies médicamenteuses et vaccinales.
Les objectifs de notre projet sont de caractériser pour la première fois, de manière comparative et exhaustive, à l’échelle panafricaine :
- les pressions de sélections imposées par le système immunitaire de l’homme sur les antigènes de surface, cibles des vaccins, exprimés à différents stades du parasite et dans différentes populations,
- les pressions de sélections imposées par l’utilisation de médicaments telle la chloroquine sur les gènes impliqués dans la résistance et leurs conséquences sur le maintien de la diversité génétique à ces gènes,
- l’effet conjoint de la démographie et de la sélection sur le maintien et la distribution de la variabilité génétique de ces gènes majeurs du développement infectieux.
Résultats
Au total, 60 isolats (20 souches recueillies en 2007 provenant du Sud, 20 souches de l’Ouest et 20 souches de l’Est de Madagascar) de P. falciparum ont été envoyés au laboratoire de Génétique et Evolution des Maladies Infectieuses à l’IRD de Montpellier. Les analyses sont en cours.