Antananarivo, 30 mars 2026
Face à la circulation active du virus Mpox à Madagascar, l’Institut Pasteur renforce son engagement aux côtés des autorités sanitaires malgaches. Dans un contexte marqué par la saison cyclonique et les déplacements de population, cet appui vise à mieux comprendre la dynamique de transmission de l’épidémie et à soutenir la réponse nationale.
Dans ce cadre, l’Institut Pasteur (localisé à Paris) a envoyé le coordinateur de sa taskforce d’intervention d’urgence à l’Institut Pasteur de Madagascar pour travailler en étroite collaboration avec le Ministère de la Santé publique et les équipes sanitaires sur place. Cette personne a mené avec les équipes sur place une investigation épidémiologique pour générer des indicateurs sur la transmission afin de mieux comprendre la dynamique de propagation du virus. Le but est de pouvoir orienter les mesures de prévention et de contrôle, et soutenir la prise de décision des autorités sanitaires dans un contexte épidémique évolutif.
« Le virus Mpox représente un risque réel pour la santé publique lorsqu’il circule activement dans plusieurs zones d’un même pays. Notre objectif est d’apporter notre expertise scientifique afin de mieux comprendre les chaînes de transmission, d’identifier les sources de contamination et de soutenir une réponse nationale rapide et adaptée », déclare Michael Casera, coordinateur de la taskforce d’intervention d’urgence de l’Institut Pasteur, à Paris.
Selon les données épidémiologiques officielles communiquées par le Ministère de la Santé Publique, la circulation du virus demeure active dans plusieurs régions du pays. On dénombre au 28 mars 2026, 321 cas suspects et 731 cas confirmés biologiquement en laboratoire. Les principales régions concernées incluent Boeny, notamment la ville de Mahajanga, qui constitue l’un des principaux foyers de l’épidémie, ainsi qu’Analamanga, région métropolitaine incluant Antananarivo, et Vakinankaratra, avec des cas signalés notamment à Antsirabe.
Par ailleurs, la saison cyclonique en cours constitue un contexte particulier pouvant influencer les dynamiques de transmission. Les déplacements de population, les regroupements temporaires dans des structures d’hébergement d’urgence et les perturbations des infrastructures sanitaires peuvent également affecter l’accès aux soins et la surveillance épidémiologique.
Le Mpox, anciennement appelé variole simienne, est une maladie infectieuse qui se transmet principalement par contact direct avec les lésions cutanées, les fluides biologiques ou des objets contaminés, ainsi que lors de contacts rapprochés entre personnes. Les symptômes incluent notamment de la fièvre, des éruptions cutanées, des douleurs musculaires et des lésions cutanées caractéristiques. Des mesures de prévention adaptées permettent de réduire efficacement les risques de transmission.
« Bien que souvent d’évolution modérée, la maladie nécessite des investigations approfondies afin de mieux caractériser la transmission et les facteurs de risque. Les connaissances générées permettront au Ministère de la Santé Publique d’améliorer les mesures de prévention et les recommandations » conclut le Dr Rindra Randremanana, responsable de l’Unité d’Epidémiologie et de Recherche Clinique à l’Institut Pasteur de Madagascar.
La coopération entre l’Institut Pasteur à Paris et l’Institut Pasteur de Madagascar témoigne de la capacité du Pasteur Network à soutenir efficacement les réponses nationales face aux menaces sanitaires émergentes, en favorisant le partage de compétences, de données et de ressources au service de la santé publique.
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Illustration microscopique du virus responsable du Mpox