À l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre le paludisme ce 25 avril 2026, l’Institut Pasteur de Madagascar (IPM) met en lumière les actions menées pour renforcer la prise en charge des patients, notamment à travers des activités de formation des acteurs de santé. 
Dans ce contexte, des sessions de formation ont été organisées par l’IPM, le Programme National de Lutte contre le Paludisme (PNLP) et le Service de Districts de la Santé Publique (SDSP) dans le district de Manakara dans le cadre du projet OPERAS (Operationalize the implementation of the pre-referral rectal artesunate treatment at community level in Madagascar). Afin de préparer les sites d’études et de renforcer les capacités des acteurs de santé impliqués, ces formations se sont déroulées du 4 au 7 février 2026 pour les personnels de CSB, puis du 9 au 17 février 2026 pour les agents de santé communautaire.
Ces formations visaient à s’assurer que les intervenants maîtrisent les bases de la prise en charge du paludisme grave chez les enfants, conformément aux recommandations du Ministère de la Santé Publique et du PNLP. Elles ont également permis une remise à niveau des connaissances et une première sensibilisation des acteurs locaux, étape essentielle pour faciliter la mise en œuvre des activités du projet dans les zones concernées.
La prochaine phase du projet consistera à mettre en place la collecte des données relatives aux principaux indicateurs et à préparer le déploiement de l’intervention.
Le projet OPERAS est un projet de recherche opérationnelle dirigé par le Dr Benoît Witkowski et financé par Expertise France à travers L’Initiative. Il est mis en œuvre par plusieurs unités de recherche de l’IPM, en collaboration avec l’Institut Pasteur à Paris et le Ministère de la Santé Publique de Madagascar, à travers le PNLP.
Selon Dr RATSIRAHONANA Daniela, Chef du CSB II Mahabako (District de Manakara) et bénéficiaire de la formation, « cette formation nous a permis de renforcer nos connaissances sur les normes de prise en charge des cas graves, notamment chez les enfants, et d’améliorer nos pratiques cliniques au quotidien ». Il ajoute qu’« elle contribuera également à améliorer notre collaboration avec la communauté et les familles, tout en renforçant les compétences des acteurs de santé, même dans les zones les plus reculées.»