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L’IPM évalue l’efficacité des traitements contre le paludisme dans la zone du sud-est de Madagascar

Une étude nommée TET-2020 (Test d’efficacité thérapeutique pour Plasmodium falciparum), a été menée en 2020 par l’Institut Pasteur de Madagascar (IPM), dans le cadre du projet « RISE » (Recherche, innovation, surveillance et évaluation) financé par l’Agence des États-Unis pour le développement international (USAID). L’étude a été réalisée par l’IPM en collaboration avec le Programme national de la lutte contre le paludisme (PNLP) de Madagascar.

Les résultats préliminaires de l’étude ont été restitués par l’IPM devant les communautés et les autorités locales dans les régions de Vatovavy-Fitovinany et Atsimo-Atsinanana au mois de mars 2021.

Le Professeur Milijaona RANDRIANARIVELOJOSIA, chef de l’Unité de Recherche sur le Paludisme à l’IPM (debout), lors de la restitution des résultats de l’étude TET-2020 au centre de santé de base (CSB) de Vohitombry (Farafangana), aux Chefs coutumiers des villages (face aux Pr Milijaona) et les responsables locaux de la santé publique de la région Atsimo-Atsinanana/Farafangana (à sa droite), le 25 mars 2021

L’étude TET-2020 avait comme objectif d’évaluer l’efficacité et la tolérance des deux thérapies recommandées à Madagascar pour le traitement du paludisme non compliqué à Plasmodium falciparum, c’est à dire deux combinaisons d’antipaludiques à base de l’artemisinine (ACT) : artésunate + amodiaquine (ASAQ) et artéméther + luméfantrine (AL).

Le chef du CSB Antsenavolo (au milieu) le 22 mars 2021 en préparation de l’évènement du lendemain

Elle a vu la participation de 770 enfants volontaires âgés de 6 mois à 15 ans venus en consultation entre mars et septembre 2020 au niveau de quatre centres de santé de base (CSB) : Antsenavolo/Mananjary et Vohitombry/Farafangana, où l’étude a été conduit par l’IPM, et Ankazomborona/Marovoay et Matanga/Vangaindrano, où l’étude a été conduit par le PNLP.

Le Médecin Inspecteur du district de santé publique de Mananjary (à gauche) et le Chef du district de Mananjary (à droite) lors de la restitution des résultats de l’étude au CSB d’Antsenavolo (Mananjary), aux participants (agents communautaires, Chefs coutumiers et autorités locales) en présentiel et en virtuel le 23 mars 2021 (Photos : IPM)

Actuellement, toutes les données recueillies sur l’ensemble des quatre sites sont en phase d’analyse et l’IPM espère pouvoir confirmer une efficacité élevée des combinaisons ASAQ et AL pour traiter des cas non compliqués de paludisme à P. falciparum.

Travaux de réhabilitation effectués endécembre 2020 dans la salle d’hospitalisation du CSB de Vohitromby (Photos : IPM)

Lors des restitutions des résultats ce mois de mars sur les deux sites gérés par l’IPM, des travaux de réhabilitation des deux CSB ont aussi été réceptionnés. L’initiative de réaliser ces travaux est née lors des visites de l’équipe de l’IPM aux deux CSB en début d’année 2020, pendant lesquelles les membres de l’équipe ont pu constater l’état de délabrement avancé des deux CSB où se déroulerait l’étude.

Les travaux, dirigés par une équipe spécialisée de l’IPM, ont eu lieu en décembre 2020 : les réseaux électriques des deux centres ont été réparés ; les fenêtres, les portes (la charpenterie), les sols et la peinture externe ont fait l’objet de réfections.

La salle d’observation des patients

Le laboratoire

Travaux de réhabilitation effectués endécembre 2020 dans la salle d’observation des patients du CSB d’Antsenavolo (Photos : IPM)

La mission de l’IPM dans les sites sous sa responsabilité a, d’une part, permis de mener à bien une étude essentielle dans la lutte contre le paludisme, et d’autre part permis aux patients et à leurs familles, ainsi qu’aux professionnels de santé de ces zones d’interventions, d’avoir accès à des locaux réhabilités et mieux adaptés à leurs besoins.